Lorsqu’un cancer est diagnostiqué et que l’on recherche un accompagnement cancer, ce n’est pas pour s’entendre répéter les mêmes conseils que ceux déjà obtenus auprès de l’équipe médicale. C’est pour répondre à des enjeux qui dépassent le strict champ de santé. On recherche alors, un soutien mental autre que psychologique, un soutien à l’alimentation autre que purement nutritionnel, une aide non médicale pour soutenir son corps endolori ou maintenir le lien social, un soutien pour préparer l’après cancer ou encore le retour au travail. En résumé, on ne demande pas une aide à l’accès au soin mais une aide pour accéder à d’autres moyens concrets de soutenir nos efforts pendant la maladie.
Intégration corps, émotions, comportements et vision pour une transformation complète.
Comme pour beaucoup d’entre vous peut-être, en activité ou non au moment du diagnostic, le cancer a bouleversé bien des certitudes. Et pour répondre à ces inquiétudes, si je n’avais pas pu bénéficier des ressources de mon métier de coach en développement personnel, je n’aurais pas su m’en sortir aussi bien. Et, je suis optimiste.
Je ne dis pas cela pour expliquer que j’ai fait mieux que tout le monde, non. Car moi aussi, j’ai pleuré à l’annonce du cancer et de la mastectomie. J’ai larmoyé lorsque l’on m’a annoncé le retour à la chimiothérapie ou encore lorsque je n’avais plus la force de répondre à toutes ces sollicitations du quotidien.
Mais aujourd’hui, même si le souvenir de cette période me fait parfois monter les larmes aux yeux, je ne peux malgré tout ignorer à quel point vous comme moi, avons été forts face à la maladie.
Portrait d’Évelyne Badin, coach en développement personnel certifiée à Paris
C’est pour toutes ces raisons que je mesure l’importance d’un accompagnement spécifique, régulier et aux résultats visibles dans la maladie.
Je suis Evelyne Badin, coach cancer et mentor pour porteurs de projet. Bien avant mon cancer, j’accompagnais des personnes à des moments charnières de leur vie. Et le cancer en est un.
Aussi, je vous dévoile ici quelques pistes pour comprendre comment un accompagnement, bien plus que de paroles, peut ouvrir davantage d’opportunités de lendemains heureux.
- certifiée à Londres, praticien PNL par Ian McDermott,
- qui a traversé cette période avec un cancer (chimiothérapie, hormonothérapie, mastectomie, radiothérapie) et ses effets secondaires dans la vie personnelle, professionnelle et entrepreneuriale,
- aide malades et aidants à continuer à vivre pleinement malgré la maladie
propose…
Cliquez sur la flèche pour dérouler le sommaire
L’accompagnement cancer vs l’accès au soin
Soyons clairs sur l’objectif. Accompagner des personnes vivant avec un cancer, le leur ou celui d’un proche, ne signifie pas aider à l’accès aux soins. Ça, c’est le travail de l’équipe médicale.
L’accompagnement des personnes vivant avec un cancer relève d’une tout autre logique.
- D’un côté, l’accès aux soins répond aux besoins de ressources dans le parcours médical : obtenir un rendez-vous, entrer rapidement dans un parcours de diagnostic, accéder à un spécialiste, à un hôpital, à des examens ou à des traitements.
- De l’autre côté, l’accompagnement cancer répond lui, à des besoins de résilience :
- soutien mental,
- aide pour organiser et mettre en œuvre une stratégie à visée sociale, de gestion de la douleur, de la perte des cheveux ou des humeurs, l’activité physique adaptée, le retour au travail bref tous ces soutiens qui permettent de reprendre la vie normale.
Si on parle des préoccupations des personnes diagnostiquées cancer, ces accompagnements font la différence car ils redonnent au malade un contrôle sur leur vie.
Voilà pourquoi ces accompagnements doivent produire des résultats visibles et mesurables, à défaut desquels le risque est de participer au mal-être du malade.
L’accompagnement mental
Qui n’a pas ressenti ces moments où on a envie de tout lâcher, n’a pas fait face aux nombreux défis du cancer.
L’annonce, la mastectomie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie, le maintien à la maison ou à l’hôpital qui renforce ce sentiment de solitude, d’abandon ou d’injustice.
Car même noyé(e) sous la chaleur enveloppante de ses proches, tout malade sait qu’il demeure celui qui vit la maladie et ses effets secondaires dans sa chair et son quotidien.
Le mental est alors une question de survie et donc de rapport à soi, à la maladie, à la vie. Ressasser la réalité du vécu ne change pas la donne. Réussir à faire diversion et orienter son attention ailleurs que sur la maladie : oui.
Les stratégies de résilience contre la procrastination
Passer du stade de bonnes intentions à l’action, malade, on peut avoir besoin d’un coup de pouce professionnel. Et en la matière, les paroles réconfortantes ne suffisent pas. On peut avoir besoin d’un soutien professionnel pour passer à l’action.
- Nous savons que nous devons boire au minimum notre 1,5 litre d’eau par jour.
- Nous savons à quoi ressemble une assiette diététique et nutritionnelle.
- Nous savons aussi que nous devons maintenir un minimum d’activité physique et
- Nous savons que nous devrons à un moment ou un autre revenir au travail ou en trouver un après les traitements.
Le souci n’est pas de savoir quoi faire, mais de savoir comment faire.
Vidéo Instagram Reel réalisé par Évelyne Badin lors de l’exposition Louvre-Couture (janvier 2025). Focus sur la Robe De Vilmorin et les créations de Daniel Roseberry pour Elsa Schiaparelli.
L’aide pour garder le cap
Bien entendu, il arrive des moments où l’on n’a envie de ne rien faire. Ces moments aussi sont à respecter.
Si gagner en sérénité et en souveraineté dans la maladie est l’objectif, se ménager reste encore un moyen respectueux de l’atteindre. Nous avons besoin de repos, de calme, de silence. Accordons-nous ce luxe et conservons notre bel enthousiasme et notre lancée.
Les pensées, les émotions, la fatigue, la douleur, notre objectif de vie, tout le chemin à parcourir mérite bien ces instants de pur repos. C’est la régularité qui donne des résultats. L’accompagnement s’adapte donc sans pour autant nuire ou renoncer aux effets visibles.
C’est dans ce quotidien retrouvé qui se construit, jour après jour, que s’inscrit la résilience.
L’accompagnement cancer et retour à l’activité
En 2024, une étude française sur 6 217 patients nouvellement diagnostiqués montre que 41% avaient besoin d’au moins une prise en charge de support, et 52% de ceux-là pour au moins deux objectifs.
Et si 29% exprimaient un soutien mental au sens large, tous exprimaient une vraie préoccupation pour leur retour à l’activité salariale ou indépendante.
En effet, si au moment du diagnostic, près d’une personne sur trois touchée par un cancer a une activité professionnelle et que la majorité reprend ensuite le travail,
- 1 personne sur 3 en emploi ne travaille plus deux ans après un diagnostic de cancer.
- 92% des personnes ayant perdu leur emploi l’ont perdu dans les 15 mois suivant le diagnostic.
- Et seulement 1 personne sur 3 au chômage retrouve un emploi dans les deux ans
Le retour à l’emploi est donc une préoccupation. Préparer ce retour autrement que par des encouragements signifie pouvoir aider concrètement à remettre le pied à l’étrier.
L’accompagnement cancer répond à cette préoccupation lorsqu’il permet au malade de façonner un avenir, travailler une marque personnelle, concevoir CV, lettre de motivation et stratégies de réseautage pertinent.
Développer votre marque personnelle est un bon moyen de préparer son retour en activité durant la maladie, et de contrer les effets secondaires de la maladie et des traitements. Les sorties immersives individuelles et de groupe sont faites pour cela.
Ces suggestions ne sont ni des injonctions ni des recettes universelles.
Elles sont là pour inspirer, pour que chacune et chacun, vous puissiez imaginer une solution douce, flexible, bienveillante et surtout, efficace pour mieux vivre avec le cancer, ses traitements et effets secondaires.







Laisser un commentaire