Évelyne badin coaching cancer


Avez-vous déjà entendu parler de la kakistocratie en coaching ? Eh bien, accrochez-vous car dans le monde du coaching aussi, comme partout ailleurs, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur cette perle rare d’incompétence assumée.

La kakistocratie, la gouvernance par les pires des médiocres

L’étymologie de kakistocratie, mes ami·es, est très savoureuse. Cela vient de :

  • «Kakistos” qui signifie “pire”,
  • «kakós” pour “mauvais”
  • et du suffixe ” — cratie” pour “gouvernement”.

En gros, la kakistocratie, c’est la gouvernance d’une organisation par les pires des pires incompétents.

Comme dans une entreprise, lorsque la gestion de l’équipe est confiée à une personne qui n’a jamais géré une équipe, n’a jamais travaillé dans une équipe et sait même pas ce qu’une équipe représente.

Comme lorsque le budget est confié à une personne qui n’a jamais vu une calculatrice de toute sa vie. Ou encore, comme quand aux manettes de l’avion, s’ébroue un pilote de karting. Parce que les décideurs et dirigeants de l’organisation ont décidé qu’il valait mieux placer à ce poste, un·e parfait·e incompétent·e plutôt qu’une personne valable et efficace de crainte qu’elle ne réussisse la mission.

La kakistocratie, plus malin que de l’autosabotage.

Placer n’importe qui plutôt qu’une personne compétente est une décision réfléchie. Cela peut présenter de nombreux avantages pour une organisation parmi lesquels disposer d’un alibi-bouc émissaire maison et heureux de l’être.

Il est incompétent ? s’écrierait l’entreprise. Eh bien, nous nous sommes bien faits berner.

Et pendant que le public aussi dupe que le nommé s’évertue à sortir de l’impasse, l’entreprise peut continuer tranquillement à vaquer à ses occupations.

Cette technique de gestion des personnels dans le monde nébuleux des entreprises de coaching, existe également. Ainsi, aussi énervant que cela puisse être, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur cette perle rare d’incompétence acceptée.

Le·la coach kakistocrate

Dans le monde du coaching de vie et du développement personnel, le coach-kakistrocrate se distingue par sa posture incompétente, son éthique douteuse, sa loufoquerie et sa recherche effrénée du profit aux dépens de ses clients.

L’incompétent·e qui ne sait pas qu’il ou elle est incompétent·e

L’incompétence du coach-alibi est exactement la raison pour laquelle il est maintenu en poste. Son ignorance et son manque de remise en question justifient sa position. Plus ce coach-alibi-bouc émissaire demeure dans l’obscurité, plus son role est solidifié.

Et si le coach-alibi est totalement dépassé·e en matière de coaching, d’accompagnement personnel et de techniques comportementales et cognitives, c’est totalement intentionnel. Un vrai coach ne saurait tolérer de duper son public. Il ou elle deviendrait méfiant·e et cela n’arrangerait personne.

L’objectif est donc de l’aider à regarder ailleurs pour mieux maintenir le statu quo : Pas question d’avoir une personne qui se lance dans le coaching après une formation sérieuse, avec une expérience préalable. Il ou elle doit ignorer jusqu’à parfois même ce qu’il ou elle est censé·e accomplir pour ses clients.

Au pire, on lui trouvera une formation débile pour donner le change.

Notre joyeux drille kakistocrate peut fièrement maintenant arborer titre et bagage et embrasser sa longue carrière, l’esprit tranquille.

Le titre, le poste et l’activité de coach suffisent à légitimer son rôle, n’est-ce pas ?

La posture du coach

Faire illusion est le pilier central de la gouvernance par les moins compétents parmi les médiocres. Et pour faire illusion, il faut pouvoir exposer fièrement un certificat professionnel.

Un certificat de coach certifié par qui ? Peu importe vraiment. Photoshop, Canva et l’imprimante laser sont des alliés fidèles. Faute de substance, privilégions la forme, n’est-ce pas ?

Bien sûr, cap’taine ! Instagram, TikTok, LinkedIn, les réseaux sociaux regorgent de candidats potentiels. La kakistocratie étant par essence un festival du burlesque, n’importe quel farfelu fera l’affaire.

Un manque d’éthique, dites-vous ? Ne soyez pas mauvaise langue !

Le coach-kakistocrate-alibi-bouc émissaire ne fait même pas semblant d’avoir les compétences que vous recherchez ! C’est vous qui les lui prêtez en espérant qu’il les possède. Et ça lui suffit amplement pour facturer des tarifs exorbitants.

Après tout, les rêves n’ont pas de prix, n’est-ce pas ? Mais attention, il pourrait vous faire payer le prix fort pour un voyage dans le pays des illusions !

Mais et vous, avez-vous déjà entendu parler de la kakistocratie en coaching de vie, en développement personnel, professionnel ou d’entreprise ?

Comment avez-vous débusqué cet·te incompétent·e aux manettes ?

Familiarisez-vous davantage encore avec cet énergumène. Je vous invite à parcourir cet excellent article d’Isabelle Barth, “Victime d’un manager incompétent ? Bienvenue en kakistocratie” pour The Conversation France. Il vous parle avec beaucoup plus de sérieux de cette réalité bien connue et observable en entreprise et qui veut que l’on place incompétentes et incompétents, aux postes stratégiques de l’organisation.

Voir le post sur LinkedIn par Evelyne Badin. Et voyez comment tirer d’un article plusierus posts pourles réseaux sociaux. À très bientôt !

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