Psyché & Pixel par Evelyne Badin, coach – mentor


La rédaction IA rend vos textes ennuyeux et sans âme ?

Entendons par rédaction IA, tous les textes générés par une intelligence artificielle. Gardons à l’esprit que rédiger, c’est envoyer un message à un destinataire. Alors porteurs de projet, ça y est : vous avez fini la partie où vous étudiez la viabilité de votre projet personnel ou professionnel. Vous avez bien observé et compris les caractéristiques de la personne ou du public auquel vous vous adressez. Vous avez une stratégie pour transformer ce public en fan de votre marque. Vous avez donc ouvert votre IA générative favorite, vous lui avez donné le contexte, le public, votre produit, votre service, votre objectif. Elle vous a produit un texte chiant.


Pour la simple et bonne raison que l’IA générative de textes n’est pas une intelligence : elle ne sait pas raisonner. C’est pour cela que la rédaction IA rend vos textes ennuyeux et sans âme.

Là est le piège : s’évertuer à vous laisser ignorer que l’intelligence artificielle n’est pas une intelligence, et encore moins une « intelligence » égale à la vôtre. L’IA ne sait pas raisonner.

L’IA générative de textes n’est pas, comme son nom le laisse entendre, une intelligence. Elle n’est pas capable de réflexion.


Ce que l’intelligence artificielle peut faire pour vous, c’est

  • reprendre les informations que vous donnez,
  • et en extraire des éléments qui lui permettent de fabriquer un texte aux allures convaincantes et éventuellement plausibles… pour un néophyte.

L’est-il convaincant et plausible ? L’IA générative de textes ne le sait même pas. Vous seul le savez.

Je suis Évelyne BADIN, coach en stratégies de résilience. La souveraineté humaine est au cœur de mon métier et nous pouvons aller la chercher sous n’importe quel recoin de notre quotidien. Que ce soit face à la maladie, en famille, dans votre environnement personnel ou professionnel, si vous le décidez, vous pouvez la débusquer et la faire fructifier là où vous le souhaitez.

Évelyne Badin Fondatrice & Théoricienne de la Résilience SEO® Conceptrice de la Stratégie 4 en 1 et du concept d’Entrepreneur Intermittent. Praticienne PNL (certifiée ITS) & Stratège en marketing de soi.

Circulez ! Il n’y a rien à voir !
Intelligence artificielle in progress
(ça veut dire en travaux)

L’ambiguïté qui empêche votre projet d’écriture de toucher son public réside peut-être

  • dans votre conviction que la rédaction IA est plus performante que vous car mieux informée
  • et dans les tournures de phrase qui vous laissent supposer que c’est le cas.

Vous finissez alors par vraiment croire que la rédaction IA, en raison de l’intelligence artificielle injectée dans ses entrailles, est un vrai cerveau capable de réflexion. Erreur !

Ma définition ici

L’iA générative de textes ne réfléchit pas, elle calcule

L’IA générative de textes fonctionne comme une machine à deviner. C’est la calculatrice du collège qui parle.

  • Elle calcule des probabilités : Peu lui importe la justesse du résultat. Pour chaque mot, elle cherche simplement lequel a le plus de chances de venir après le précédent pour que la phrase ait l’air correcte.
  • Elle se moque du vrai et du faux : comme un enfant de maternelle qui manipule ses Lego, l’important est de présenter une œuvre mathématiquement stable parce que formulée et affirmée pour l’être. L’IA générative est incapable de savoir si ce qu’elle produit est une vérité ou une énormité. Et de toute façon, là n’est pas son sujet. Tant que l’utilisateur est satisfait de la réponse, tout va bien. Elle peut continuer à énoncer avec l’aplomb du sage des absurdités, tant que ça passe au niveau de l’utilisateur, tout va bien. 

Nous ne sommes pas des Pinocchio de Carlo Collodi et Gemini n’est pas Jiminy mais pourrait bien finir comme lui. Ma définition Gemini ici

Tel est pris qui croyait prendre !

Effectivement, la rédaction IA se remarque. On sent tout de suite que le texte sort d’une IA générative parce qu’il manque singulièrement de relief. C’est pour ça qu’il ne trompe que les néophytes.

Et tant que l’utilisateur accepte le texte produit, tant que personne n’est capable

de la reprendre,

de la cadrer,

de vérifier ses réponses,

l’intelligence artificielle générative s’ébat en mode « free flow  » ou « free style », à vous de voir.

L’IA générative de textes assemble au gré de ses fantaisies telle donnée que vous lui avez donnée et telle autre d’un autre contexte. Puis, comme un enfant qui joue à la dinette dans le recoin de son établi de plastique, elle vous génère un texte. Un peu de ceci, un peu de cela, on touille un peu et voilà !

Le problème ? L’utilisateur quand il est capable de tiquer à la lecture du texte.

Capture d’écran de la réponse de Gémini à la question simple « L’eau brule, n’est-ce pas ? » @Évelyne Badin le 4 février 2026

Voilà de l’or, monseigneur !

L’intelligence artificielle générative de textes assemble donc vos mots pour former une phrase plausible.

C’est pour cela que quand vous changez d’avis, elle change d’avis aussi. C’est aussi pour cela que quand vous lui posez une question, elle vous répond en combinant vos propres données à celles dont elle dispose pour rédiger quelque chose qui est, selon elle, ce que vous attendez, ce que vous avez envie de lire : quelque chose de probable.

Vous tiquez ? La réponse ne vous plaît pas ? Pas de problème, l’intelligence artificielle derrière la rédaction IA peut changer d’avis autant de fois que vous le voulez. Donnez-lui juste votre vision, elle s’ajustera et abondera en conséquence. Bienvenue dans l’ère de l’absurde !

Ma capture d’écran de la réponse de Chat GPT au prompt qui répond « Oui. Et ainsi dit, c’est exact » au prompt « Tu peux formuler la chose comme tu veux, le résultat est le même : vous répondez n’importe quoi ». Puis essaie de se justifier (Snif !). @Évelyne Badin, le 4 février 2026

RLHF

Le RLHF (Reinforcement Learning from Human Feedback) ou le biais de complaisance de la rédaction IA.

Il est tellement vital pour l’IA générative de textes que vous aimiez ce qu’elle vous propose que, pour cela, elle est prête à vous suggérer n’importe quoi. Peu importe que cela soit exact, vrai, véritable, vraisemblable, incontestable, juste, équitable, sincère ou non. La rédaction IA n’a pas d’âme ni de cœur !

Il suffit de la pousser dans un sens ou dans un autre, votre satisfaction est sa raison d’écrire. Vous verrez qu’elle finira toujours par vous donner raison et vous dire que vous avez raison.

Sur le même thème de souveraineté intellectuelle, l’article sur le biais d’engagement ici

Pourquoi le résultat est-il « chiant » ?

À force de chercher la combinaison de mots la plus « probable » pour vous satisfaire, à force de chercher celle qui fera consensus donc celle qui pourrait correspondre à n’importe quel utilisateur lambda, pour taper dans le mille, l’IA générative a tout intérêt et finit par choisir la formule la plus standard, la plus banale.

Et comme toute chose banale, c’est chiant. On s’ennuie. Cela n’a aucun intérêt, aucun piquant. La rédaction IA transforme l’or de votre intention initiale en paillettes de carnaval un lendemain de fête.

C’est chiant et dégoutant truffé d’inexactitudes.

« Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime. Mais pour celles qui n’ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là », Yves Saint-Laurent. L’inégalable beauté d’un discours qui a une âme.
Vidéo extraite d’un coaching immersif au Musée Yves Saint Laurent à Paris @Évelyne Badin, novembre 2024

La rédaction IA rend tout débile

Vous lui dites « cette crème solaire inverse les effets des UV, n’est-ce pas ? ». Elle vous répond sans même vous demander de quelle crème vous parlez.

Comme si elle savait de quoi elle parlait pour porter un jugement.

C’est comme si vous demandiez à un végétarien qui n’a jamais mangé un steak de viande si votre morceau de bœuf est savoureusement cuit. Et qu’il vous répondait que, effectivement, le grillé libère parfaitement la saveur inimitable du fondant d’une pièce de bœuf d’une telle qualité cuite dans son jus. « Savoureux ! », conclurait-il. C’est du n’importe quoi.

L’IA générative de texte parle pour parler même si elle ne sait rien de ce dont on parle : elle parle.

Ma définition du GEO ici

Le piège de la belle phrase

Bon maintenant que nous avons fait le tour, devrions-nous jeter l’IA générative de textes avec l’au du bain ? Non. Car si l’IA générative (ses programmeurs) compte sur votre ignorance pour vous faire aimer leur produit quitte à la laisser faire passer ses vessies pour des lumières, vous êtes là et bien présent.

L’IA affirme tout et n’importe quoi avec le même aplomb alors qu’elle maîtrise le sujet ? Ok, mais vous vous le maitrisez.

Vous lui demandez « l’eau brûle, n’est-ce pas ? », elle vous répond avec un aplomb désarmant : « dire que l’eau brûle est un abus de langage, même si la sensation est bien réelle ». Ok, mais vous vivez dans la réalité de la vie. Est-ce que l’IA peut se moquer de vous et de votre vécu longtemps ?

C’est vous qui décidez si vous voulez faire confiance aveuglément à une machine capable d’affirmer avec autant d’aplomb n’importe quel ânerie.

C’est vous qui décidez si vous pouvez lui confier la rédaction des messages que vous envoyez dans la vraie vie et d’accepter le résultat vaille que vaille… au risque d’être ridiculisé par la machine, ou pire de faire votre public rire de vous.

Sur le même thème de la résilience face à ses propres pensées, l’article sur le pouvoir des mots ici

Rester maitre de vos écrits

L’intelligence artificielle générative, nous venons d’en faire la démonstration, raconte n’importe quoi. L’important pour elle est d’affirmer.

Par conséquent, pour qu’elle puisse donner un texte fiable, intelligent, qui sonne comme de l’humain, mieux commencer par lui fournir de la matière (grise), des sources de la plus haute qualité.

Lorsque vous vous fiez à l’intelligence artificielle générative de textes ou à ses encarts IA des moteurs de recherche aveuglément, vous confiez les manettes de vos affaires à un calculateur qui n’a pas le dixième de votre savoir issu du vécu.

L’IA est un outil, pas le maitre.
Ma définition de la souveraineté numérique ici

sans renoncer à la rédaction ia

Pour que l’IA puisse vous fournir un texte de qualité, vous ne pouvez pas faire l’économie d’être vous-même averti, connaisseur, intéressé par le sujet de la demande.

  • Un amoureux à qui vous envoyez une lettre d’amour rédigée par une IA sentira le manque de sincérité algorithmique.
  • Un éventuel client qui lira votre présentation rédigée par une IA sentira qu’il n’y a pas âme qui vive derrière le texte et se demandera pourquoi vous n’êtes pas capable de rédiger le texte vous-même.

Persévérez, vous ne pouvez que gagner. La rédaction IA ne remplacera jamais votre aura par sa soupe fadasse, ses énormités bêtes produites pour vous contenter à défaut de vous aider, dans le seul but que la phrase soit « jolie ».


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